Voici les camions bar, véritables institutions (3) de l’île qui jalonnent (4) l’itinéraire (5) de tout un chacun (6).
Vous les trouverez sur les fronts de mer, le long des routes, en ville…
Une nourriture fast-food vous y attend mais aussi souvent des caris (7) locaux délicieux que je vous conseille fortement et toutes sortes de boissons pour un prix modique (8).
Lexique :
(1) une faim – (2) qui n’attend pas – (3) établissement important pour la société – (4) se trouve régulièrement – (5) la route – (6) de n’importe qui – (7) plat traditionnel réunionnais composé d’une viande ou d’un poisson agrémenté avec des tomates, des oignons et des épices – (8) raisonnable, peu cher.
J’ai rencontré Pierrot sur le marché de Saint Paul. Il perpétue (1) une tradition de sa famille : la préparation de glaces dans des sorbetières (2) traditionnelles fabriquées en bois. Vous pouvez y aller les yeux fermés (3), ses glaces sont un délice (4) !
Lexique :(1) fait durer, transmet (2) machines qui fabriquent les sorbets qui sont des glaces à base de fruits (3) en toute confiance(4) excellentes, très bonnes.
Je vous invite à écouter son interview dont vous trouverez la transcription en-dessous de la vidéo :
Pierrot au marché de Saint Paul
Bonjour Pierrot
Bonjour
Alors d’où viennent ces, ces curieuses machines ?
Sorbetières
Sorbetières
Alors elles viennent d’Inde, de l’Inde. Elles sont arrivées…les premières en fait, celles que j’ai moi, j’ai été les récupérer là-bas, notre famille a été les récupérer il y a très longtemps, c’était des imports (importations) qui venaient d’Inde et en fait les Indiens avaient ramené ces machines pendant la colonisation dans les Dom-Tom. Donc Guadeloupe, Martinique y’en a beaucoup mais aussi à La Réunion. Et à mon avis y’en a eu avant à la Réunion, que du côté des Caraïbes parce que c’est plus près La Réunion de l’Inde, quoi. D’où le nom Océan Indien. Donc c’est typiquement asiatique. Ces sorbetières là, elles ont 3000 ans en Chine et en Inde. Ce qui fait que, bein, elles ont évolué un petit peu mais c’est toujours le même système de glaçons et de sel. Alors chaque personne, la plupart des personnes ici, en avait dans leur famille à l’époque et il y a beaucoup de gens qui viennent me voir en me disant : « Oui, comment tu as eu ça, où tu as eu ça ? On avait ça quand on été petits, on se souvient de ça ». C’est vraiment quelque chose qui fait partie des premières machines qui a eu à La Réunion dont le moulin à café, tous ces trucs là qui venaient d’un peu partout dans le monde. D’où « La Réunion », la réunion de toutes ces choses qui sont venues du monde entier, qui ont fait la richesse de La Réunion et des Réunionnais.
Et alors comment fonctionnent ces sorbetières ?
Alors elles fonctionnent avec, c’est à dire, soit de l’huile de coude ou soit à l’électricité parce que j’ai modifié mes sorbetières, je leur ai mis, j’ai mis un moteur en haut, pour pouvoir les faire tourner quand j’ai beaucoup de monde. Donc quand y’a beaucoup de monde c’était dur à faire à la main parce qu’il fallait expliquer aux gens d’attendre une heure que ça soit fait. La plupart des gens, il fait très chaud, les gens n’attendent pas. Donc j’ai dû trouver un système pour en avoir tout le temps. Donc là, j’en ai tout le temps. J’ai un moteur, j’ai une manuelle et j’ai deux à moteur. Donc je peux jouer avec ça. J’en tourne une à la main et après le reste, je mets l’électricité. Euh…quoi d’autre encore ? Donc la plupart des gens ont un lien avec ce produit. Voilà. ça serait la Perse, la Mésopotamie qui auraient inventé ce système il y a 3500 – 4000 ans mais après les Chinois ont modifié le système. Et après les Indiens et après la colonisation et les machines sont arrivées dans les îles et les Dom-Tom. Voilà. Mais c’est vraiment quelque chose qui est très ancien. On le fait avec la caviar de vanille, l’extrait de vanille, les épices locales, l’essence de badamier, l’amende pays, vraiment c’est une vieille recette qui existe qui a plus de 60 ans que je détiens mais y’a plus vieux encore. Zeste de citrons non traités et les trois-quart de lait de coco pur extrait par nous-mêmes. Il nous arrive de mettre des briques d’un litre…
Des briques de quoi ?
… qui viennent de Thaïlande, c’est vraiment quand on n’a pas le choix. Mais sinon la plupart du temps on extrait notre propre lait de coco. Euh, je vous invite à venir sur les marchés forains le vendredi à Saint Paul, le samedi à Saint Pierre, euh pour venir goûter le patrimoine culturel soit de votre pays où l’endroit où vous vivez. J’espère que vous viendrez me voir nombreux.
J’adore la vanille ! Dans les desserts surtout comme les glaces ou les gâteaux. Je vous emmène à la découverte de la vanille de La Réunion que vous pourrez trouver sur tous les marchés de l’île.
La vanille a été découverte par les Européens (1) au XVI° siècle en Amérique du Sud. Importée à la Réunion, alors appelée « Ile Bourbon », au début du XIX° siècle, c’est tout naturellement qu’elle est baptisée (2) « vanille Bourbon « .
C’est en 1841 qu’un jeune esclave, Edmond Albius – recueilli par Mr Beaumont Bellier qui l’avait initié (3) à la botanique (4) – va découvrir le procédé de fertilisation (5) de la vanille à Saint Suzanne qui permet, à partir de la fleur, d’obtenir une gousse (6) de vanille.
Ce sera donc à partir de l’île Bourbon que les techniques de culture de la vanille (fécondation (7), mortification (8), fermentation (9) et séchage (10)) vont être étendues aux îles limitrophes (11) : les Seychelles puis Madagascar et les Comores.
A la Réunion, la vanille est cultivée dans des exploitations familiales indépendantes (12) ou par des producteurs regroupés en coopératives (13).
Elle est largement utilisée pour élaborer (14) des rhums arrangés, dans la pâtisserie, notamment, elle peut entrer dans la composition de samoussas sucrés mais aussi dans des plats comme le canard à la vanille.
Elle subit la concurrence (15) de la vanille importée de Madagascar (cf photo).
Lexique :(1) habitants de l’Europe – (2) donné un nom – (3) lui avait fait découvrir – (4) science de l’étude des plantes – (5) technique manuelle qui remplace la pollinisation par le abeilles – (6) bâtonnet (petit bâton) – (7) fertilisation – (8) échaudage en plongeant la vanille dans de l’eau à 65° pendant 3 minutes – (9) les gousses sont placées entre des couvertures dans de grandes caisses – (10) pendant plusieurs semaines, les gousses sont mises à sécher au soleil – (11) voisines – (12) sortes de fermes familiales – (13) regroupements de producteurs – (14) fabriquer – (15) compétition (commerciale)
Le samoussa est originaire de l’Inde du Nord, de l’Asie Centrale et du Moyen Orient.
Ce serait en 1828 qu’il aurait fait son apparition dans l’île de La Réunion, rapporté d’Inde par les premiers travailleurs engagés (3) venus de Pondichery.
Le samoussa au fromage, création locale (4), serait apparu en 1990.
Il est composé d’une enveloppe de pâte très fine de farine de blé que l’on enroule en triangle autour d’une farce (5) macérée (6) dans de doux épices et des légumes frais. A cette farce pourra être ajouté de la viande, du poisson, du fromage ou des crustacés. Il est ensuite doré (7) dans une friture (8). Moins traditionnel mais tout aussi délicieux, il existe également des recettes de samoussas sucrés, comme les samoussas aux pommes et à la vanille.
Lexique :(1) met confectionné dans une région sur laquelle se fonde la réputation de l’attrait touristique local – (2) qui a rapport à la cuisine – (3) travailleurs salariés qui venaient d’Inde – (4) de l’île de La Réunion – (5) mélange de divers ingrédients utilisé pour remplir un autre aliment creux – (6) mis à tremper – (7) soumettre un aliment à la chaleur pour le faire revenir dans un corps gras – (8) action de frire un aliment dans de l’huile
Temps de préparation : 45 minutes Temps de cuisson : 10 minutes
Ingrédients
3 pommes de terre
Feuilles de brick
250 g. d’émmental râpé
100 g. de ciboulette
Cumin
Recette
Eplucher les pommes de terre et les couper
Les faire cuire pendant 30 minutes
Couper les feuilles de brick
A part, mélanger 3 cuillères à café de farine avec de l’eau
Ecraser les pommes de terre
Ajouter le fromage râpé
Ajouter le cumin
Ajouter la ciboulette
Mélanger
Décoller une feuille de brick
Déposer un peu de garniture sur l’une des extrémités de la feuille de brick
Plier en triangle
Fermer le samoussa avec le mélange farine et eau
Astuce du chef : vous pouvez aussi réaliser cette recette avec de la viande, du thon, des légumes, au fromage…
Répéter l’opération
Faire chauffer de l’huile
Ajouter les samoussas
Retourner les samoussas dès qu’ils commencent à dorer
Egoutter les samoussas sur du papier absorbant avant de déguster et servir chaud !
Selon vos goûts, préparés des samoussas épicés pour l’apéritif et des samoussas sucrés pour le dessert. Ces petits triangles, de pâte fine et croustillante, se préparent de mille et une façons, ils régaleront vos invités.
Fruit de Noël par excellence (3) puisqu’il arrive à maturité (4) en fin d’année, il est guetté (5) avec impatience et chacun se précipite (6), dès qu’il apparaît sur les marchés ou en bord de route, pour se régaler (7) jusqu’à la Nouvelle Année !
Il se déguste (8) nature mais aussi en rhum arrangé (9), sorbet (10) ou tartelettes (11).
Le ballot (12) dans lequel les marchants les transportent est confectionné (13) à l’aide d’un tissage (14) grossier (15) de feuilles de vacoa.
Lexique :(1) qui représente quelque chose de manière forte, est important – (2) fait entrer – (3) caractéristique – (4) il est mûr/prêt à consommer – (5) attendu – (6) court – (7) manger avec plaisir – (8) est mangé avec plaisir – (9) préparation de rhum dans laquelle on fait tremper divers ingrédients tels que des fruits, des graines, des écorces… – (10) glace à base de fruits – (11) petite tartes (gâteau) – (12) sac grossier – (13) fabriqué – (14) procédé qui consiste à fabriquer un tissu – (15) qui est fait rapidement, sans application